75 % des entreprises subissent des retards de paiement
Retards de paiement en hausse, DSO sous pression : comment l'IA transforme le poste clients en 2026.

La 23e enquête annuelle de l'Association Française des Credit Managers et Conseils (AFDCC), publiée ce 2 avril 2026, dresse un constat sans appel sur la santé financière des entreprises françaises.
Les retards de paiement ne sont plus une anomalie conjoncturelle, ils sont devenus la norme. Réalisée auprès de 1 000 entreprises entre novembre 2025 et février 2026, majoritairement des ETI et des grands groupes, la dernière enquête de l'AFDCC révèle que 75 % d'entre elles connaissent une augmentation des retards de paiement, contre 61 % l'année précédente.
Pour 35 % des répondants, ces retards dépassent désormais 15 jours, un seuil jugé « inquiétant » par l'AFDCC.
Le DSO, baromètre d'une trésorerie sous tension
Le DSO (Days Sales Outstanding) cristallise cette pression. 45 % des entreprises voient ce ratio augmenter, tandis que seules 20 % parviennent à le réduire. Dans un contexte où l'accès au financement se resserre et où les marges s'érodent, payer une facture est devenu "une décision économique à part entière plutôt qu'un simple processus administratif ».
Autrement dit : vos clients choisissent quand ils vous paient, et de plus en plus, ils choisissent tard.
Ce que l'on voit sur le terrain en témoigne : 57 % des entreprises font face à une hausse des demandes d'échéanciers, 31 % à une augmentation des procédures amiables. Et pour cause, les pénalités de retard prévues par la loi restent quasi systématiquement inappliquées, les entreprises préférant préserver la relation commerciale plutôt que d'engager un bras de fer rarement gagnant.
Un effet domino qui fragilise tout l'écosystème
Les retards de paiement ne restent pas confinés à la relation client-fournisseur. Ils se propagent : environ 30 % des entreprises admettent retarder leurs propres paiements parce qu'elles-mêmes ne sont pas réglées à temps. Une faillite européenne sur quatre implique des problèmes de liquidité directement liés à des défauts de paiement clients. Sans surprise, 59 % des credit managers anticipent une recrudescence des défaillances d'entreprises en 2026.
Les PME absorbent une pression que les grandes structures peuvent plus facilement amortir, d'autant que ces dernières sont souvent les premières à imposer des délais allongés à leurs fournisseurs. La charge opérationnelle s'ajoute à la pression financière : en moyenne, les équipes financières consacrent entre 10 et 20 heures par semaine à des tâches de recouvrement manuel.
Une légère éclaircie du côté du secteur public
Le secteur public, longtemps considéré comme le mauvais élève, montre quelques signes d'amélioration. Seules 31 % des entreprises notent encore une augmentation des délais publics, contre 48 % l'année précédente, et 66 % observent désormais une stabilité. Un progrès réel, mais partiel — la situation des hôpitaux publics reste très préoccupante pour leurs fournisseurs.
Le credit manager, nouveau pilote stratégique de la trésorerie
Face à cette crise, le métier de credit manager se réinvente. 67 % des professionnels voient leur fonction évoluer vers le cash management, et 55 % vers la gestion de l'Order-to-Cash. Le recouvrement et la prévention du risque client s'imposent comme les priorités absolues pour 2026.
La réponse technologique s'accélère : 67 % des entreprises ont déjà choisi leur plateforme de facturation électronique, et 73 % ont constitué un groupe de travail dédié. Mais sur l'IA appliquée au recouvrement, le retard reste important, la moitié des entreprises n'y ont pas encore recours. C'est pourtant là que se jouent les gains les plus significatifs.
Cleavr : l'IA qui fait vraiment le travail
C'est pourquoi nous avons créé Cleavr, connectée aux outils de facturation, l'IA de Cleavr prend en charge l'intégralité du cycle Order-to-Cash de manière autonome - de J+1 après facturation jusqu'à l'encaissement : relances, appels, gestion des réponses, suivi des paiements, gestion des avoirs, des litiges, du contentieux, ...
Là où la moitié des entreprises n'ont pas encore franchi le pas, Cleavr permet de passer directement à une gestion du poste clients entièrement pilotée par l'IA en 2 jours. Les équipes financières cessent d'être des opérateurs de saisie pour devenir de véritables chargés de relations clients.
Les résultats observés :
80 % de tâches manuelles en moins
+40 % de cash flow
-37 % de DSO