10 prompts pour automatiser vos relances client B2B
10 prompts ChatGPT pour rédiger relances, mises en demeure et emails de recouvrement B2B. Modèles prêts à copier-coller pour DAF.

⚡ À retenir en 30 secondes
10 prompts prêts à copier-coller dans ChatGPT, Claude ou Gemini pour produire des relances B2B personnalisées, fermes et juridiquement conformes.
Couvre le cycle complet : première relance cordiale → J+15 factuelle → J+30 avec pénalités → pré-mise en demeure → clients stratégiques → grands groupes → factures contestées → multicanal → promesses vagues → synthèse DAF.
Format production-ready : rôle explicite, format de données précis, exemples minimaux, garde-fous RGPD et anti-hallucination sur chaque prompt.
Conforme au droit B2B français : références L441-10 et D441-5 du code de commerce intégrées (taux d'intérêt de retard, indemnité forfaitaire 40 €).
Audience : responsable recouvrement, credit manager, ADV, DAF de PME.
Sommaire
- L'économie d'une relance en 2026
- Les 10 prompts : 1. Première relance courtoise · 2. J+15 factuelle · 3. J+30 avec intérêts · 4. Pré-mise en demeure · 5. Client stratégique · 6. Grand groupe · 7. Facture contestée · 8. Multicanal · 9. Réponse à promesse vague · 10. Synthèse DAF
- Bonnes pratiques · Limites et points de vigilance · FAQ
Rédiger 40 relances par jour ruine la productivité d'une équipe recouvrement. Pourtant, chaque email doit être personnalisé, ferme, conforme au droit commercial. L'IA générative répond pile à ce problème : produire 10 variations de relance en 30 secondes sans perdre le ton Cleavr, la fermeté légale ou la personnalisation. Voici 10 prompts testés avec ChatGPT-4, Claude 3.7 et Gemini 2.5, conçus pour automatiser vos relances B2B sans passer par un outil spécialisé.
L'économie d'une relance en 2026
Une relance B2B bien écrite génère un taux de réponse de 12 à 18 %. Une relance générique, 2 à 4 %. L'enjeu n'est pas tant le canal que la qualité du message : objet pertinent, contexte rappelé, call-to-action unique, ton adapté au profil client. ChatGPT, bien prompté, produit en quelques secondes un premier jet supérieur à la moyenne d'une boite mail ADV.
Les 10 prompts ci-dessous respectent 3 invariants :
- Persona commercial ou credit manager : pour adapter le niveau de fermeté.
- Données client explicites : nom, facture, montant, ancienneté, historique.
- Ton et longueur imposés : sans cela, le modèle dérive.
Prompt 1 - Première relance courtoise (J+[JOUR_RELANCE])
Tu es responsable recouvrement chez [ENTREPRISE]. Rédige un email de première relance, cordial, pour une facture échue depuis [JOUR_RELANCE] jours. Réponds en français, devise en euros.
Valeur par défaut : [JOUR_RELANCE] = 5 à 7 jours. J+3 est souvent perçu comme trop tôt en B2B français (délai de courtoisie implicite). À adapter selon typologie client.
Objectifs :
- Ton amical, pas accusatoire
- Rappel de la facture (n°, date, montant, lien portail si fourni)
- Suggestion d'un moyen de paiement rapide
- CTA : virement sous 48h ou réponse si problème
Longueur : 90 à 120 mots.
Format de sortie : objet + corps + signature standard.
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Secteur : [SECTEUR]
- Historique de paiement : [ex. : paie toujours à J+5 / premier retard depuis 2 ans / retards récurrents]
- Interlocuteur ciblé : [Prénom NOM, Responsable comptabilité fournisseurs / DAF / Directeur achats]
- Décideur de paiement confirmé : [OUI / NON — si non, préciser qui valide]
- Facture : n° [N°], émise le [DATE], montant [MONTANT €], échéance [DATE ÉCHÉANCE]
- Canal préféré du client : [email / téléphone / portail fournisseur]
Garde-fous :
- Si le décideur n'est pas confirmé, propose une formulation qui demande explicitement à être redirigé vers la bonne personne, plutôt que de relancer l'interlocuteur défaut.
- Ne mentionne pas les pénalités ni l'indemnité 40 € dans un email J+5 : ce serait disproportionné et nuirait à la relation, même si elles sont légalement déjà exigibles depuis J+1.
- Pas de majuscules « URGENT » ni de formulation qui déclencherait les filtres anti-spam.
Prompt 2 - Relance J+15, ton factuel
Tu es responsable recouvrement. Rédige un email de relance J+15. Réponds en français, devise en euros. Ton neutre et professionnel. Mentionne l'impact opérationnel (blocage livraisons, suspension de service si applicable) sans menacer. Inclus un CTA unique.
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Interlocuteur ciblé : [Prénom NOM, poste]
- Est-ce le bon décideur de paiement ? [OUI / NON — si non, indiquer à qui escalader]
- Facture : n° [N°], montant [MONTANT €], échéance dépassée depuis [N] jours
- Première relance envoyée le [DATE] : [répondue / ignorée / promesse non tenue]
- Profil payeur : [ponctuel / lent mais fiable / mauvais payeur chronique]
- Enjeu commercial : [client stratégique ? renouvellement en cours ? commande ouverte ?]
- Impact opérationnel applicable : [blocage livraison / suspension accès SaaS / aucun]
Garde-fous :
- Mentionne l'indemnité 40 € et les intérêts de retard de façon informative (« pour mémoire, exigibles depuis l'échéance »), sans les réclamer formellement — ce sera l'objet du prompt 3 à J+30.
- Si l'impact opérationnel = aucun, n'invente pas de menace opérationnelle fictive.
- Si profil = mauvais payeur chronique, relève la fermeté d'un cran et propose un appel de suivi.
Format de sortie : objet + corps (100 mots max) + signature.
Prompt 3 - Relance J+30 avec intérêts moratoires
Tu es credit manager B2B en France. Rédige un email de relance J+30 mentionnant les pénalités de retard dues. Réponds en français, devise en euros. Ton : ferme, courtois, sans jargon juridique.
Mentions légales à inclure :
- Intérêts de retard au taux prévu aux CGV du créancier, ou à défaut de stipulation contractuelle, au taux de refinancement de la BCE (taux MRO) majoré de 10 points de pourcentage (article L441-10 du code de commerce)
- Indemnité forfaitaire de 40 € par facture impayée, exigible de plein droit depuis le 1er jour de retard (article D441-5)
- Possibilité d'une indemnité complémentaire sur justificatifs si les frais de recouvrement excèdent 40 €
- Échéance de paiement impérative : 8 jours
- Annonce d'une mise en demeure formelle à défaut de règlement
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Contact comptabilité : [Prénom NOM]
- Ce contact est-il le décideur final ? [OUI / NON — si non, faut-il CC le DAF ?]
- Facture : n° [N°], montant HT [X €], TVA [X €], total TTC [MONTANT €]
- Taux d'intérêt de retard prévu aux CGV : [TAUX % / NON STIPULÉ — dans ce cas, appliquer le taux supplétif BCE + 10 pts]
- Taux BCE MRO en vigueur à la date de la lettre : [TAUX % — vérifier sur ecb.europa.eu avant envoi]
- Intérêts de retard déjà calculés : [X €] (joindre le détail du calcul)
- Indemnité forfaitaire : 40 € (due depuis J+1, rappelée dans la relance)
- Historique des relances : [dates et canaux des relances précédentes, réponses obtenues]
- Litige identifié ? [OUI → préciser / NON]
- Profil payeur : [mauvais payeur chronique / retard inhabituel / difficulté trésorerie signalée]
Garde-fous :
- Ne calcule JAMAIS les intérêts toi-même si le taux BCE ou le nombre de jours n'est pas fourni explicitement. Demande la valeur à l'utilisateur ou utilise [INTERETS_CALCULES] en l'état.
- N'invente pas de taux BCE : il change chaque trimestre et le modèle n'a pas forcément la dernière valeur. Utiliser la valeur fournie par l'utilisateur.
- Si un litige est identifié, NE PAS envoyer cette relance telle quelle : proposer à la place une formulation de clarification du litige (voir Prompt 7).
- Ne mentionne pas de dispositif non prévu par la loi (ex. inscription sur un fichier public, signalement concurrents).
Format de sortie : objet + corps + signature + pièces jointes recommandées (détail du calcul des intérêts).
Prompt 4 - Pré-mise en demeure (J+45)
Tu es credit manager. Rédige un email de pré-mise en demeure avertissant qu'une procédure sera engagée sous 15 jours si aucun paiement n'est reçu. Réponds en français, devise en euros. Ton : ferme mais non agressif, orienté dernière chance amiable.
Objectifs :
- Annoncer l'envoi d'une mise en demeure formelle par LRAR si le paiement n'intervient pas sous 15 jours
- Mentionner les voies d'exécution possibles : (1) procédure d'injonction de payer devant le tribunal de commerce (requête au greffe aboutissant à un titre exécutoire), (2) recours à un commissaire de justice (ex-huissier) pour l'exécution forcée du titre, (3) possibilité de référé provision si créance non sérieusement contestable
- Proposer un dernier échéancier amiable si applicable
- Lister les pièces à préparer côté créancier (factures, relances, bons de commande, bons de livraison, mises en demeure)
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Destinataire : [Prénom NOM — indiquer si le DAF ou dirigeant doit être mis en copie]
- Montant total dû incluant pénalités : [MONTANT €] (principal + intérêts + indemnité 40 € par facture)
- Nombre de factures concernées : [N factures — lister les références]
- Récapitulatif des relances précédentes : [dates, canaux, réponses ou silences]
- Promesses de paiement non tenues : [OUI → dates et montants promis / NON]
- Litige en cours : [OUI → statut / NON]
- Décision interne : [accord pour proposer un échéancier / pas d'échéancier possible]
- Partenaire contentieux Cleavr activé : [OUI / NON]
Garde-fous :
- N'annonce PAS d'action judiciaire immédiate : c'est une pré-mise en demeure, pas une mise en demeure. La vraie mise en demeure est une LRAR distincte (voir notre article dédié : mise en demeure de payer).
- Si promesses non tenues = OUI, ne propose pas un nouvel échéancier sans garantie écrite du dirigeant.
- Si litige en cours, ne menace pas de procédure : le litige doit être instruit d'abord. Oriente l'email vers la résolution du litige.
- Ne mentionne pas de dispositif illegal (saisie sans titre, publication publique du retard, signalement BdF).
Format de sortie : objet + corps (180 mots max) + signature + liste des pièces à préparer pour l'étape suivante.
Prompt 5 - Relance d'un client stratégique
Tu es key account manager / credit manager. Rédige un email de relance préservant la relation commerciale avec un client à fort enjeu. Réponds en français, devise en euros.
Définition opérationnelle de « client stratégique » retenue dans ce prompt : représente > 5 % du CA annuel OU contrat pluriannuel actif OU client avec opportunité commerciale ouverte (renouvellement, upsell, appel d'offres). À valider au cas par cas.
- Ton : diplomatique, orienté partenariat
- Proposer un échange téléphonique dans les 48h
- Poser 2 questions pour comprendre le blocage
- Rappeler la valeur de la collaboration avant l'aspect paiement
Longueur : 150 mots.
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Part dans le CA : [X %]
- Relation commerciale : [ancienneté, fréquence de commandes, contrat en cours]
- Commercial référent : [Prénom NOM — est-il en copie ? est-il au courant du retard ?]
- Contact ciblé pour la relance : [Prénom NOM, poste] — est-ce le bon décideur de paiement ?
- Montant impayé : [MONTANT €] depuis [N] jours
- Raison suspectée du blocage : [changement interlocuteur / litige non déclaré / tension trésorerie / process interne long]
- Opportunité commerciale en cours : [renouvellement / upsell / appel d'offres — préciser]
- Ton à éviter : [trop formel / trop direct / mention des pénalités]
Garde-fous :
- Ne mentionne JAMAIS les pénalités ou l'indemnité 40 € dans cet email, même si légalement exigibles : impact relationnel démesuré face au gain cash.
- Vérifie que le commercial référent est bien au courant avant envoi : une relance non coordonnée peut casser une négociation commerciale en cours.
- Si opportunité = appel d'offres actif, propose une formulation extra-douce (« profitons de notre prochain échange pour ») plutôt qu'une relance frontale.
Format de sortie : objet + corps (150 mots) + signature incluant un créneau téléphonique proposé.
Prompt 6 - Email à l'interlocuteur finance d'un groupe
Tu es credit manager B2B. Rédige un email professionnel pour débloquer un paiement chez un grand groupe. Réponds en français, devise en euros.
Glossaire utile pour ce prompt :
- BC = bon de commande (Purchase Order). « BC non rapproché » = la facture n'a pas été appariée au BC dans le système AP du groupe, ce qui bloque le paiement automatique.
- AP = Accounts Payable (comptabilité fournisseurs).
- Portail fournisseur = plateforme type Coupa, Ariba, Basware, Tradeshift.
Hypothèses opérationnelles :
- L'interlocuteur reçoit 100 emails/jour
- L'objet doit contenir le numéro de facture ET le bon de commande
- Ton factuel, références précises
- 3 bullet points max, pas de bavardage
Contexte client :
- Groupe : [NOM]
- Contact identifié : [Prénom NOM, Responsable Accounts Payable / Comptabilité fournisseurs]
- Ce contact est-il le bon décideur ? [OUI / NON — si non, quel service ou qui contacter ?]
- Bon de commande associé : [N° BC]
- Facture : n° [N°], date [DATE], montant [MONTANT €]
- Portail fournisseur utilisé par ce groupe : [OUI → nom du portail / NON]
- Blocage identifié : [BC non rapproché / facture non reçue / validation interne en cours / litige qualité]
- Interlocuteur commercial chez le groupe : [Prénom NOM — peut-il débloquer en interne ?]
Garde-fous :
- Objet sous format standard grand groupe : « Facture [N°] / BC [N° BC] — [NOM CRÉANCIER] — relance paiement ».
- Si le groupe utilise un portail fournisseur, rappelle que l'email est une relance de suivi mais que le traitement officiel passe par le portail.
- Si blocage = « facture non reçue », propose le renvoi de la facture en PJ et demande un accusé de réception.
Format de sortie : objet précis + corps ultra-court (3 bullets max) + signature.
Prompt 7 - Relance sur facture contestée
Tu es credit manager. Rédige un email constructif sur une facture en litige. Réponds en français, devise en euros. Ton : professionnel, orienté résolution.
Objectifs :
- Reconnaître le litige sans le valider (« nous prenons acte » plutôt que « nous reconnaissons »)
- Proposer de traiter la partie non contestée immédiatement (paiement partiel délibéré)
- Demander les pièces précises pour instruire la contestation
- Fixer un délai de 5 jours pour la documentation
- Rappeler que le délai de paiement du montant non contesté continue de courir pendant l'instruction du litige
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Contact qui a signalé le litige : [Prénom NOM, poste]
- Est-ce lui qui décide du paiement final ? [OUI / NON]
- Motif de la contestation : [ex. : écart de quantité / prestation non conforme / doublon de facturation / bon de commande non reconnu]
- Montant total facturé : [MONTANT €]
- Montant contesté : [X €] — Montant non contesté : [Y €]
- Pièces déjà transmises par le client : [bon de livraison / email de réclamation / autre]
- Pièces nécessaires pour instruire : [BL signé / PV de réception / échange email / autre]
- Historique du litige : [date de signalement, échanges précédents]
Garde-fous :
- Ne valide jamais explicitement le litige dans l'email : risque de reconnaissance implicite d'un avoir non encore arbitré.
- Ne menace pas de pénalités sur le montant contesté pendant l'instruction : un litige non tranché suspend temporairement l'exigibilité de la partie contestée.
- Sur le montant non contesté, les règles habituelles (indemnité 40 €, intérêts) s'appliquent : à mentionner de façon informative.
- Si motif = « BC non reconnu », demande copie du BC signé côté créancier avant instruction.
Format de sortie : objet + corps (150 mots max) + liste numérotée des pièces demandées + signature.
Prompt 8 - Campagne multicanale (email + SMS + LinkedIn)
Tu es credit manager. Produis une campagne de relance multicanale sur 3 canaux. Réponds en français, devise en euros.
1. Email J+14 (120 mots, ton neutre)
2. SMS J+17 (160 caractères max, rappel bref)
3. Message LinkedIn J+21 (60 mots, ton personnel adressé au dirigeant)
Chaque canal doit avoir un angle distinct mais cohérent.
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Contact email : [Prénom NOM, poste] — taux d'ouverture des relances précédentes : [bon / faible / inconnu]
- Numéro mobile disponible : [OUI / NON]
- Consentement explicite du contact pour être relancé par SMS : [OUI / NON / INCONNU]
- Profil LinkedIn du dirigeant : [URL ou Prénom NOM, titre]
- Le dirigeant est-il le bon décideur de paiement ? [OUI / NON — sinon, qui ?]
- Montant impayé : [MONTANT €], facture n° [N°], échéance dépassée depuis [N] jours
- Raison de passer multicanal : [email ignoré depuis [N] jours / relance précédente sans réponse / mauvais payeur connu]
- Ton à adopter par canal : [email → neutre / SMS → factuel / LinkedIn → personnel et direct]
Garde-fous (IMPORTANT — risques RGPD et relationnels) :
- SMS : ne l'utiliser que si un numéro professionnel a été communiqué dans le cadre de la relation commerciale (ex. : sur la carte de visite, dans les CGV). Ne jamais utiliser un numéro personnel trouvé ailleurs. Si consentement = INCONNU, NE PAS générer le SMS.
- LinkedIn : strictement UN message maximum par dossier, jamais de relance répétée sur ce canal (risque de harcèlement au sens du RGPD et de LinkedIn ToS). Ton informatif, PAS accusatoire. NE PAS mentionner de montant précis (les notifications LinkedIn peuvent être visibles par des tiers — assé mobile, partage d'écran).
- LinkedIn : ne cibler que le dirigeant si le circuit « contact AP → DAF → dirigeant » a été parcouru en amont. Pas de contact direct dirigeant en première approche.
- Si le client est un grand compte (> 500 salariés), proscrire le canal LinkedIn : contreproductif, sera escaladé négativement en interne.
Format de sortie : 3 blocs numérotés (email avec objet + corps + signature / SMS avec texte seul / LinkedIn avec texte seul). Mentionner en début de réponse si un canal a été désactivé par un garde-fou.
Prompt 9 - Réponse à un « on vous paie la semaine prochaine »
Tu es credit manager. Rédige une réponse ferme mais non agressive à un client qui promet un paiement vague sans engagement précis. Réponds en français, devise en euros. Longueur : 110 mots.
Objectifs :
- Obtenir une date précise (jour calendaire, pas « la semaine prochaine »)
- Obtenir un justificatif de virement après paiement (copie du récépissé ou capture d'écran)
- Poser une conséquence claire et LEGALE en cas de non-respect
Contexte client :
- Nom de l'entreprise : [NOM CLIENT]
- Contact ayant fait la promesse : [Prénom NOM, poste] — est-ce lui qui décide réellement ? [OUI / NON]
- Formulation exacte de la promesse : [ex. : « on règle ça semaine prochaine » / « on est en train de traiter » / « le virement est parti »]
- Canal de la promesse : [email / téléphone / SMS / oral]
- Date et heure de la promesse : [DATE]
- Historique de promesses non tenues : [N fois — dates]
- Montant concerné : [MONTANT €], facture n° [N°]
- Niveau de tolérance : [encore flexible / dernière chance avant mise en demeure]
Conséquences autorisées (à choisir selon le niveau de tolérance — NE PAS en inventer d'autres) :
- Envoi d'une pré-mise en demeure sous 7 jours si la date annoncée n'est pas tenue
- Envoi d'une mise en demeure LRAR sous 15 jours
- Suspension du service ou blocage des livraisons si contractuellement prévu dans les CGV (citer la clause)
- Transmission au partenaire contentieux / commissaire de justice
- Application intégrale des pénalités de retard et indemnité 40 € (déjà exigibles depuis J+1)
Garde-fous :
- Ne menace JAMAIS d'actions illégales : signalement concurrents, publication publique du retard, inscription sur fichier non-officiel, appel au dirigeant chez lui, pression physique.
- Si historique de promesses non tenues >= 2, passe directement au niveau « dernière chance », même si le niveau de tolérance affiché est « encore flexible ».
- Termine toujours par une demande de confirmation écrite de la date et du moyen de paiement (preuve en cas de contentieux).
Format de sortie : objet + corps (110 mots) + signature.
Prompt 10 - Synthèse hebdomadaire des relances
Tu es credit manager. À partir du fichier ci-dessous, produis un compte-rendu de 200 mots pour le DAF. Réponds en français, devise en euros, format markdown.
Format de fichier attendu (CSV, une ligne par relance envoyée dans la semaine) :
client, SIREN, facture_id, montant, anciennete_jours, canal, statut, decideur_identifie, historique_promesses
où :
- canal ∈ {email, téléphone, SMS, LinkedIn, LRAR}
- statut ∈ {envoyé_sans_reponse, reponse_engagement, reponse_litige, promesse_tenue, promesse_non_tenue, silence_total}
- decideur_identifie ∈ {O, N}
- historique_promesses = nombre de promesses non tenues sur 12 mois glissants
Exemple minimal :
client, SIREN, facture_id, montant, anciennete_jours, canal, statut, decideur_identifie, historique_promesses
ACME SAS, 123456789, F2026-118, 32000, 42, email, silence_total, N, 0
BETA SARL, 987654321, F2026-142, 8500, 18, telephone, reponse_engagement, O, 0
DELTA SAS, 456789123, F2026-088, 12000, 67, LRAR, promesse_non_tenue, O, 2
Livrables :
1. Nombre de relances envoyées par bucket d'ancienneté (< 30j, 30-60j, 60-90j, > 90j) : tableau markdown.
2. Top 5 dossiers ayant répondu avec engagement daté : client, montant, date d'engagement.
3. Top 5 dossiers silencieux : client, montant, ancienneté, dernier canal utilisé.
4. Dossiers avec promesses non tenues cette semaine : client, montant, nombre de promesses cumulées.
5. Dossiers où le décideur n'est pas identifié (decideur_identifie = N) : combien, montant cumulé, action recommandée pour l'identifier (appel standard, LinkedIn, site web).
6. Actions recommandées pour la semaine suivante, classées par priorité cash : escalade DAF / changement de canal / transmission contentieux / appel téléphonique ciblé.
Garde-fous :
- Si le fichier ne contient pas les 9 colonnes attendues, signale les colonnes manquantes au lieu d'inventer.
- Si ancienneté > 90 jours ET historique_promesses >= 2, propose systématiquement « transmission contentieux » en priorité 1.
- Ne recommande « transmission contentieux » QUE si une LRAR de mise en demeure a déjà été envoyée (vérifier le canal).
Fichier : [COLLER ICI]
Bonnes pratiques
- Personnaliser au moins 3 éléments dans chaque email : prénom, produit/service commandé, date de commande. C'est ce qui distingue une relance générique d'une relance crédible.
- Adapter le ton au profil client : un grand compte encaisse mal un email trop direct ; une PME apprécie qu'on soit factuel.
- Garder un CTA unique par email : « répondez sous 48h », « payez via ce lien ». Deux CTA divisent par 2 le taux de réponse.
- Tester 2 objets : le premier avec le numéro de facture, le second avec un rappel de la valeur livrée.
- Stocker les réponses à objections dans un prompt maître « FAQ » : au fil du temps, la bibliothèque devient plus efficace que n'importe quel template.
Limites et points de vigilance
- RGPD : ne pas coller de coordonnées clients dans ChatGPT grand public. Préférer un environnement ChatGPT Enterprise ou un agent recouvrement dédié.
- Mentions légales : vérifier que les intérêts moratoires et l'indemnité 40 € apparaissent bien sur les relances à partir de J+30.
- Spam-risk : un LLM peut générer des tournures déclenchées par les filtres anti-spam (majuscules, « URGENT » répété). Toujours relire.
- Traçabilité : conserver l'horodatage des envois, utile en cas de contentieux.
- Risque relationnel : un email généré sans relecture peut détériorer une relation commerciale. Humain dans la boucle.
Conclusion
Les prompts ne remplacent pas une stratégie de recouvrement, ils la démultiplient. Pour les équipes qui veulent passer un cap, l'étape suivante est d'intégrer ces prompts dans un agent IA connecté à l'ERP, capable d'envoyer, de suivre et d'escalader de manière autonome.
C'est exactement ce que fait Cleavr : notre agent IA s'occupe de l'ensemble du cycle de recouvrement post-facturation, apprend des réponses clients et ajuste le ton automatiquement en multicanal.
Voir Cleavr en action →
FAQ
À partir de quand puis-je réclamer l'indemnité forfaitaire de 40 € ?
L'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement est exigible de plein droit dès le 1er jour de retard de paiement en B2B (article L441-10 II du code de commerce, montant fixé par D441-5). Elle est due même si le créancier ne l'a pas encore réclamée. En pratique, on la mentionne de façon informative dès la première relance et on la chiffre formellement à partir de J+30.
Quel taux d'intérêt de retard appliquer en B2B si mes CGV sont silencieuses ?
Le taux prioritaire est celui stipulé aux CGV du créancier. À défaut de stipulation contractuelle, le taux supplétif est le taux de refinancement de la BCE (taux MRO) majoré de 10 points de pourcentage (article L441-10). Le taux BCE change environ une fois par trimestre — toujours vérifier la valeur en vigueur à la date de la lettre sur ecb.europa.eu avant d'envoyer une mise en demeure chiffrée.
Les prompts fonctionnent-ils aussi bien dans ChatGPT, Claude et Gemini ?
Oui, la structure est compatible. Nos tests : Claude respecte mieux les garde-fous et la structure imposée, utile pour les prompts 3, 4, 8 et 10. ChatGPT est plus rapide sur les calculs quand Code Interpreter est activé (utile pour le prompt 10). Gemini est correct sur les emails longs mais suit moins bien les contraintes de longueur. Pour un dossier sensible, tester 2 modèles et comparer.
Peut-on coller les données clients réelles dans ces prompts ?
Pas dans les versions grand public. Une balance AR est une donnée stratégique (et partiellement personnelle au sens RGPD). Utiliser ChatGPT Enterprise, Claude Team, Azure OpenAI privé ou un LLM interne. Anonymiser les noms clients quand c'est possible (Client A, Client B…).
Puis-je relancer un client par LinkedIn ou par SMS ?
SMS : uniquement si le numéro professionnel a été communiqué dans le cadre de la relation commerciale (carte de visite, CGV, signature email). Pas un numéro trouvé ailleurs. LinkedIn : un seul message maximum, ton informatif, sans mention de montant précis (les notifications sont visibles par des tiers). Sur un grand compte (> 500 salariés), éviter LinkedIn : l'escalade interne se fera en négatif pour vous. Le prompt 8 intègre ces garde-fous.
Comment éviter que l'IA invente un taux BCE ou un calcul d'intérêts ?
Trois réflexes : (1) toujours fournir le taux BCE en vigueur comme variable du prompt (pas laisser le modèle deviner), (2) vérifier le taux BCE sur ecb.europa.eu avant toute mise en demeure chiffrée, (3) les prompts 3 et 4 intègrent désormais un garde-fou explicite « ne calcule jamais les intérêts toi-même si le taux n'est pas fourni ». Le calcul des intérêts doit rester sous contrôle humain ou d'un outil dédié.
Dois-je faire relire les emails générés par IA avant envoi ?
Oui, systématiquement, tant que l'envoi n'est pas automatisé par un agent avec garde-fous intégrés (type Cleavr). Points à vérifier : (1) le ton correspond au profil client, (2) aucun adjectif marketing qui sonne faux, (3) les mentions légales sont correctes et chiffrées, (4) pas de formulation qui déclencherait les filtres anti-spam (majuscules, « URGENT » répété, trop de liens).
Quand passer en contentieux ?
Règle usuelle : après l'échec d'une mise en demeure LRAR (pas seulement des relances email ou téléphoniques). Le prompt 10 intègre un garde-fou spécifique : il ne recommande « transmission contentieux » que si une LRAR a effectivement été envoyée. En pratique : J+60 à J+90 selon l'enjeu et le profil payeur.
Ces prompts sont-ils compatibles avec ChatGPT grand public pour un test rapide ?
Pour un test sans donnée réelle : oui, anonymisez tout (« Client A », montants arrondis). Pour de la production : non, passez par un environnement compliant RGPD. Cleavr gère déjà cet aspect nativement.